Marguerite Barbeau
L'ancêtre de tous les Jubinvilles d'Amérique
La première femme à épouser un Jubinville en Amérique du Nord a vécu une vie plutôt mouvementée. Née à Québec le 3 septembre 1674, elle est la fille de François (un sabotier du Poitou) et de Marguerite Hedoin de Picardie, une Fille du Roy.
À 16 ans, elle épousa Pierre Gendreau à l'Ancienne Lorette. Elle devint veuve à seulement 22 ans après le décès accidentel de Pierre au village de St-Antoine. En 1701, elle donna naissance à une fille, Rosalie dite Bellerose, dont le père était un soldat de la Marine nommé Pierre Jourdain.
En 1705, Marguerite fit baptiser un quatrième enfant : Jean-Michel, né de père inconnu (voir l'acte de baptême). Aujourd'hui, je suis convaincu que cet enfant fut élevé par notre ancêtre Michel Jubinville dit St-Michel, qui épousa Marguerite l'année suivante, le 8 juin 1706.
Dates importantes à la Côte St-Michel
Actes notariés sous le Régime français
Les registres officiels de la colonie témoignent des transactions, des héritages et des mouvements de notre ancêtre Marguerite Barbeau au fil de ses unions successives. Voici quelques actes notariés d'un grand intérêt pour notre histoire familiale :
Les documents d'archives indiquent que Marguerite Barbeau semble avoir hérité de son père, François Barbeau, des terres patrimoniales situées sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent.
Ces propriétés se trouvent plus précisément dans la paroisse de St-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud, une charmante localité établie sur la rive sud entre les seigneuries de St-Michel de Bellechasse et de Montmagny.
L'Affaire Gendreau (1696)
En 1696, Marguerite fut accusée de complicité du meurtre de son premier mari, Pierre Gendreau dit La Poussière. Voici le récit tiré de l'ouvrage Les crimes et les châtiments au Canada français de Raymond Boyer :
"À la suite du meurtre de Pierre Gendreau, la prévôté de Notre-Dame des Anges condamna Jean Denis fils à avoir les jambes, cuisses et reins rompus vifs sur un échafaud... la veuve de la victime, Marguerite Barbot, avait été accusée de complicité, mais les prisons lui seront ouvertes en se soumettant à se faire représenter par son père, François Barbot."
C'est une histoire fantastique qui soulves bien des questions : pourquoi ce délai de 5 ans entre la mort de Gendreau et la condamnation ? Quel était le lien exact entre Marguerite et Jean Denis ? Vos contributions sur ce mystère sont les bienvenues !