Les trois branches de Jubinville
Michel Jubinville et Marguerite Barbeau, mariés à l'église Notre-Dame de Montréal le 8 juin 1706, ont fait baptiser quatre fils et trois filles dont trois des fils ont assuré la descendance et la distribution des noms Jubinville-Jubenville-Jubainville en Amérique.
La famille s'établit dans la Côte St-Michel au centre de l'ile de Montréal. Cette côte fait partie de la Paroisse de Notre-Dame de Montréal jusqu'à 1720 quand la paroisse de St-Laurent sera fondée. La Côte St-Michel fera ensuite partie de la Paroisse du Sault-au-Récollet lorsque celle-ci sera fondée vers 1736.
Jean-Baptiste
Né le 21 août 1707. Dit St-Michel. Après son mariage à Angélique Houé dit Jolicoeur en 1733, il s'établit un peu plus à l'ouest de la terre paternelle.
Jean-Baptiste
Né le 26 mai 1710. Marié à Angélique Quenneville en 1741 à Lachine. Il resta auprès de sa mère sur la terre paternelle et baptisa ses enfants au Sault-au-Récollet.
Michel
Marié à Marie (Charlotte) Bourdon en 1734. Branche qui s'établit plus tard à l'extérieur de l'île de Montréal.
L'énigme de Michel Jr.
Le troisième fils à assurer une descendance, Michel, a marié Marie (Charlotte) Bourdon en 1734 (toujours à l'église de St-Laurent). Michel et Marie sont restés dans la paroisse du Sault-au-Récollet pour une dizaine d'année avant de s'établir, à l'extérieur de l'ile de Montréal, dans la paroisse de Lanoraie au nord-est de l'ile.
Tel que mentionné plus tôt, il n’est pas établi que Michel jr. soit le fils biologique de Michel sr. Voyons les déclarations faites par Michel jr. à son acte de mariage (page 1, page 2 – sommaire de l’acte) devant Jacques Le Tessier, prêtre missionnaire de la paroisse de Saint-Laurent, le 11 octobre 1734…
On y célèbre le mariage de Michel Jubinville, « âgé d’environ 29 ans ». Il serait donc né en 1705, alors que ses parents se sont mariés en juin 1706. Qui plus est, j’ai eu l’occasion d’éplucher tous les registres paroissiaux suivant le mariage de Michel sr. et Marguerite Barbeau et on y trouve les baptêmes de TOUS les enfants du couple, sauf Michel. C’est donc dire que l’enfant baptisé « Jean-Michel » par Marguerite Barbeau, de père inconnu le 20 avril 1705, serait soit le fils adoptif de Michel dit St-Michel ou le fils illégitime plus tard reconnu par ce dernier comme étant son fils naturel.
Sont aussi présents à ce mariage, la mère, Marguerite « Barbot » et ses frères et sœurs suivants : Jean-Baptiste, François(*), Marie-Catherine et Marie-Angélique. Aussi présents, Catherine Barbot et son époux, Pierre Richer, tante et oncle par alliance du marié. (Catherine est la sœur cadette de Marguerite, de 20 ans plus jeune). Pierre Richer, dit La Flotte, est de 20 ans l’ainé de son épouse et était lui aussi un soldat de la Marine, compagnie de Duplessis, tout comme notre ancêtre commun, Michel Jubinville, dit St-Michel.
Deux jours avant de célébrer ce mariage, les conjoints sont passés devant le notaire Jean-Baptiste Adhémar de St-Martin pour conclure le contrat de mariage ci-après. Le futur époux y déclare notamment posséder la terre à l'Assomption (Paroisse de Lanoraie) ou la famille sera bientôt établie.
Carte Historique : Les "Côtes" de Montréal
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(*) Note : François (1717 – 1741) nous a quitté sans laisser de descendance.