À la recherche de "Jubinville" en France
J'ai passé de nombreuses heures aux bibliothèques et sur internet à chercher les traces de Jubinville en France. Pendant plusieurs années, nous ne savions que ce que notre ancêtre Michel avait déclaré lors de son mariage à Marguerite Barbeau en 1706 : qu'il était baptisé à la paroisse St-Séverin de Paris, fils de Pierre Jubinville, imprimeur-libraire, et de Marguerite Blainville.
Pistes et Découvertes
Ce n'est qu'en 1999 que deux pistes intéressantes ont émergé :
- La piste d'Amiens : Une généalogiste a identifié cinq générations de "Jubainville" (vers 1650-1819) dans la région d'Amiens. Commerçants en textiles, ils appartenaient à la même classe sociale que notre ancêtre Pierre. (Consultable via Archive.org : Lien 1 , Lien 2 )
- La piste de Strasbourg : Deux individus portant le nom Jubainville y résidaient, mais une correspondance avec Gustave Jubainville a confirmé qu'ils ignoraient l'origine de leur patronyme.
Notes de Recherche
- Il n'y a plus aucun Jubinville d'origine en France, à l'exception de mon frère Michel et ses enfants (un Québécois transplantés).
- Les quelques D'Arbois de Jubainville existants semblent issus de la petite noblesse de Lorraine, sans lien familial prouvé ou possible d'établir à mon avis.
- Ma théorie : Nos ancêtres étaient des artisans itinérants du 17e siècle qui ont adopté ou transformé leur nom de famille au fil de leurs déplacements.
Trouvailles à Paris
Mon frère Michel, résidant à Paris, a découvert des documents d'archives notariées cruciaux :
- 1694 : Inhumation d'un certain Etienne Jubinville, libraire à Paris.
- Pierre Jubinville : Présent lors du décès, identifié comme son frère et décrit comme "bourgeois".
- L'Affaire Judiciaire (1709) : Un jugement en appel mentionne un Pierre Jubinville, "changeur à Paris", impliqué dans un procès pour fausse accusation et emprisonnement illégal.
S'agit-il du même Pierre, père de Michel ? Bien que Michel le décrive comme imprimeur-libraire, il est possible qu'il soit devenu changeur plus tard dans sa carrière.
Le défi des archives parisiennes
La recherche du baptême de Michel (vers 1670) se heurte à une réalité historique tragique : l'incendie de 1871.
« En mai 1871, pendant la Commune, des incendies volontaires détruisent presque intégralement les cahiers paroissiaux du XVIe siècle à 1792... rendant aujourd'hui aussi difficile qu'hypothétique la recherche historique à Paris. » — Wikipedia